L'éjaculation prématurée ou précoce

Quand parle-t-on d'éjaculation précoce?

Il existe de nombreuses définitions de l'éjaculation précoce, pour certains sexologues, cela dépendra du nombre de va-et-vient que l'homme effectuera (15 mouvements ou moins), pour d'autres ce sera une question de durée (entre 0 et 7 minutes), d'autres encore parleront de leur capacité à se contrôler, ou d'éjaculer au moment désiré, ou bien de la fréquence orgasmique de leur partenaire.

Mais la réalité se trouve hors des statistiques, et des chiffres. Elle est en fait bien plus subjective que cela: un homme pourrait se considérer éjaculateur prématuré dès lors que certains des critères précédents sont réunis ET que les deux partenaires sont insatisfaits de leurs rapports intimes (car en effet un rapport peut durer 5 minutes et satisfaire chacun des deux partenaires). 

L'éjaculation précoce peut être primaire, c'est-à-dire que depuis le début de sa vie sexuelle l'homme n'a que très rarement voire jamais eu le contrôle sur ses éjaculations en étant dans un état normal.
Elle peut également être secondaire, c'est-à-dire qu'elle se déclenche soit après une période de rapports sexuels satisfaisants, soit par périodes, comme par exemple certains moments de stress, ou d'un changement de partenaire, etc.

Conséquences

De nos jours, avoir une vie sexuelle épanouissante est valorisé, et l'image que l'on a de celle des autres est largement surcotée par les médias, les films pornographiques, etc. La pression est forte, et c'est la raison pour laquelle les hommes qui souffrent de cette problématique peuvent vivre cet état comme une blessure narcissique, une atteinte à leur masculinité. Ils ont l’impression qu’ils ne peuvent satisfaire leur partenaire et peuvent ressentir de la culpabilité, de la colère ou de la souffrance. Laisser cette difficulté s'installer dans le temps peut conduire à laisser la situation s'envenimer et la frustration s'accumuler des deux côtés du couple.

Comment s'en sortir?

Pour se débarasser de cette difficulté, il convient de mettre en place une sexothérapie bienveillante et non-jugeante afin de prendre conscience de ce qui ne marche pas dans son fonctionnement sexuel, acquérir de nouveaux reflexes plus efficaces et ainsi entrer dans une ère sexuelle positive, que ce soit seul ou en couple.

Chaque personne étant différente, il n'y a pas de modèle de thérapie "type", cependant on pourra y retrouver différentes techniques de soin telles que l'hypnose, les Thérapies Cognitives et Comportementales, des prescriptions de taches à faire à la maison, etc. Tout ceci dans le respect de chacun (rien n'est imposé, tous les exercices seront discutés et expliqués, et aucun ne sera à faire au cabinet).